Gilles Duceppe accuse : «Harper a menti, on ne peut pas réécrire l’histoire! »

A défaut de devenir une option de gouvernement, l’idée d’une coalition est l’arme politique de ce premier jour de campagne électorale fédérale.

Hier à Montréal, Gilles Duceppe a accusé le Premier ministre d’avoir menti quand il nie avoir envisagé une coalition pour renverser Paul Martin en 2004. En colère, il a brandi la lettre signée par les trois leaders de l’opposition en septembre de cette même année. La lettre adressée à la Gouverneure générale Adrienne Clarkson, évoque la possibilité d’une coalition menée par Stephen Harper au lieu de recourir à des élections.

Même si le chef du Bloc québécois n’écarte pas l’idée d’appuyer une coalition « si c’est bon pour le Québec », il laisse l’initiative aux autres chefs de parti, plus légitimes pour diriger le Canada. Il énonce très clairement comme il l’a fait à plusieurs reprises par le passé, que le Bloc québécois « ne fera partie d’aucune coalition ». Il ironise pour rappeler le poids électoral de son parti à Ottawa : « Tout le monde veut coucher avec nous mais personne veut nous marier ».

On peut difficilement  penser que Gilles Duceppe puisse appuyer un éventuel gouvernement conservateur minoritaire au lendemain du 2 mai, tant il a concentré ses attaques contre l’actuel Premier ministre, en dénonçant « l’idéologie monolithique, serrée et rétrograde » du chef du parti conservateur, « contre les principes mêmes de la démocratie ». Il a rappelé les « nominations partisanes », dénoncé « le mensonge et la tromperie érigés en système de gouvernement » et la condamnation « pleinement méritée » pour outrage au Parlement. Il a également rappelé que le Parti conservateur est poursuivi en justice et que Élections Canada évoque « un système prémédité de fraude électorale. »

« à Ottawa, le Québec et sa différence dérangent »

Gilles Duceppe a mis en garde contre le danger d’une majorité pour les Conservateurs, « une véritable menace pour le Québec », qui conduirait à « la négation complète de ce que nous sommes, nous, les Québécois. »

Sans surprise, le Bloc québécois se positionne comme le seul parti capable de barrer la route à une majorité conservatrice. Il a attisé la fibre nationaliste québécoise : « nous devons protéger notre identité, défendre nos intérêts et nos valeurs ». Gilles Duceppe a dénoncé « la vieille politique duplessiste » pour ceux qui seraient tentés de voter pour le pouvoir en place afin d’en retirer des avantages. Il a abordé une fois encore la question de l’harmonisation des taxes de vente qui prive le Québec de 5 milliards de dollars, soit 2500 dollars par famille, et a surtout promis d’en reparler pendant les 36 jours de campagne.

Les élections fédérales, dont Gilles Duceppe fait porter la responsabilité sur le Premier ministre, ont été déclenchées hier,  suite à l’adoption de la motion de censure contre le gouvernement vendredi. Les Canadiens se rendront aux urnes le 2 mai prochain.

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Travail présenté à Pierre Cayouette dans le cadre du cours « Presse Écrite 1 » de l’université de Montréal

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