Hydro-Québec veut rassurer ses clients

(crédit photo : Nathalie Simon-Clerc)

Publié le 12 novembre 2013, dans les journaux locaux TC-Média de l’est de Montréal

Devant la multiplication des groupes de citoyens qui refusent les compteurs communicants, Hydro-Québec reste sereine et continue le déploiement des nouveaux appareils dans la grande région de Montréal. La société d’État veut rassurer ses clients sur les effets sur la santé, mais avance également une justification technique et économique.

Plus de 800 000 compteurs ont été remplacés à ce jour. Le programme d’Hydro-Québec prévoit le remplacement de 1,7 million d’appareils au total pour la zone 1 (grande région de Montréal). Patrice Lavoie, porte-parole de la société d’État, se dit satisfait de l’avancement des travaux et minimise le développement des groupes « Refuse » qui fleurissent dans la métropole. « C’est une poignée de gens, souvent les mêmes personnes », commente-t-il. Il appuie sa réflexion en indiquant que 2734 clients seulement (0.3 %), se sont prévalus de l’option de retrait. Le scénario d’Hydro-Québec prévoit 1 % de retrait.M. Lavoie met en cause l’information, parfois erronée, délivrée par les groupes de citoyens. « Abreuvez-vous aux bonnes sources d’information », plaide le porte-parole, en suggérant de visiter le site d’Hydro-Québec. Il justifie la démarche de la société d’État, qui a reçu l’approbation de la Régie de l’énergie, après le dépôt d’un mémoire, 19 jours d’audience publique, 800 questions et l’audition de 11 groupes d’intérêt.

Hydro-Québec a organisé plus d’une dizaine de réunions en concertation avec les municipalités concernées, qui ont rassemblé chacune de 20 à 70 personnes. « La plupart des gens repartent contents et rassurés », affirme M. Lavoie.

Une justification technique et économique

Avec le déploiement de ces nouveaux compteurs, Hydro-Québec prévoit économiser 200 M$ sur 20 ans, et réaliser une économie annuelle de 81 M$ dès 2018. « C’est une pression à la baisse des tarifs », explique M. Lavoie. De plus, les compteurs « à roulette » ne sont plus manufacturés depuis 2010.

Hydro-Québec veut rassurer ses clients sur les éventuels dangers, en précisant que les données sont cryptées, et envoyées six fois par jour seulement aux serveurs de collecte. Selon M. Lavoie, la communauté scientifique s’entend pour dire que c’est la durée d’exposition aux ondes qui induit des effets néfastes sur la santé. De plus, le porte-parole indique que les compteurs communicants vont apporter de nouveaux services aux clients, comme la relève automatique ou la détection rapide des pannes, et le suivi en temps réel de la consommation sur le Web. Il écarte la tarification différenciée selon l’horaire de la journée. « Même si la technologie le permettrait, il n’y a aucun projet, et aucune justification au Québec, pour ce type de tarification », rassure M. Lavoie.

Le porte-parole rappelle que les clients peuvent se prévaloir de l’option de retrait, moyennant des frais de 98 $ pour l’installation d’un compteur non communicant, et des frais de 206 $ par an pour la lecture manuelle du compteur. Il justifie ces frais en expliquant que « ce n’est pas à l’ensemble des clients de payer pour le choix personnel de quelques-uns ».

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